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Intégrations

Connexion unique (SSO) avec Microsoft 365 ou Google

Vos équipes se connectent à l’application métier avec leur compte Microsoft 365 ou Google Workspace : comment ça marche, ce que ça coûte et ce qu’il faut décider avant de développer.

Par Damien Ladurelle · Mis à jour en · Lecture 6 min

Sommaire
  1. Comment fonctionne la connexion unique
  2. Microsoft 365 ou Google : ce qui change
  3. Ce que coûte le SSO dans un projet
  4. Les points à cadrer avec votre service informatique
  5. Quand le SSO n’est pas utile
  6. Par où commencer
En bref

La connexion unique (SSO) permet à vos salariés d’ouvrir l’application métier avec leur compte Microsoft 365 ou Google Workspace, sans autre mot de passe. Dans un projet neuf, elle fait partie de la brique « comptes et rôles » (1 500€HT dans mon estimateur) ; côté Microsoft, Entra ID Free suffit.

Vos équipes jonglent avec des dizaines de mots de passe et chaque départ de salarié oblige à fermer des accès outil par outil. La connexion unique (SSO, pour single sign-on) règle ce problème : l’application métier délègue l’identification à Microsoft 365 ou à Google Workspace. Voici comment je la mets en place, ce qu’elle coûte et les décisions à prendre avant le développement.

Comment fonctionne la connexion unique

Le principe est simple. Quand un salarié clique sur « Se connecter avec Microsoft » ou « Se connecter avec Google », l’application le redirige vers la page de connexion de son entreprise. Microsoft ou Google vérifie son identité (mot de passe, double authentification), puis renvoie à l’application une preuve signée : qui il est, son adresse, parfois ses groupes. L’application n’a jamais connaissance du mot de passe.

Deux protocoles standard font ce travail :

  • OpenID Connect, bâti sur OAuth 2.0 : le plus courant pour les applications web modernes. Google indique que ses API OAuth 2.0 sont conformes à la spécification OpenID Connect (documentation Google Identity, consultée en octobre 2026).
  • SAML 2.0 : plus ancien, encore très présent dans les grandes entreprises et les annuaires d’entreprise.

Pour une application développée sur-mesure, je privilégie OpenID Connect, plus simple à maintenir. SAML reste possible quand le service informatique du client l’impose.

Microsoft 365 ou Google : ce qui change

Critère Microsoft 365 (Entra ID) Google Workspace
Protocoles OpenID Connect, SAML 2.0 OpenID Connect (Sign in with Google), SAML 2.0
Côté entreprise Enregistrement de l’application dans Entra ID Projet Google Cloud, ou application SAML dans la console d’administration
Qui configure Un administrateur Entra ID Un super-administrateur pour les applications SAML
Coût de la connexion de base Inclus avec Entra ID Free Pas de tarif publié pour Sign in with Google
Options payantes Entra ID P1 (7 $ par utilisateur et par mois) et P2 (10 $), engagement annuel Selon l’édition Workspace

Sources : tarifs Microsoft Entra, qui mentionnent pour l’offre Free un « SSO illimité vers toute application SaaS » et l’inclusion dans les abonnements Microsoft 365 ; aide Google Workspace sur les applications SAML personnalisées. Tarifs publics relevés en octobre 2026, en dollars US, facturés par utilisateur et par mois avec engagement annuel.

Si votre entreprise utilise les deux, l’application peut proposer les deux boutons. Je conseille de le prévoir dès le cadrage : le surcoût est faible au départ et nettement plus élevé une fois l’application en production.

Ce que coûte le SSO dans un projet

Dans un projet neuf, la connexion unique fait partie de la brique comptes et rôles, chiffrée 1 500€HT dans l’estimateur. Elle s’ajoute au prix de base d’une application métier, soit 6 000 à 20 000€HT selon le périmètre.

Ce qui fait varier le travail :

  1. Le nombre de fournisseurs d’identité. Microsoft seul, Google seul, ou les deux.
  2. La récupération des groupes. Attribuer automatiquement un rôle dans l’application selon le groupe Microsoft ou Google du salarié demande un peu plus de configuration, mais évite de gérer les droits à la main.
  3. La création automatique des comptes. Soit le compte est créé à la première connexion, soit un administrateur doit d’abord l’autoriser. Le second mode est plus sûr pour les données sensibles.
  4. La cohabitation avec des utilisateurs externes. Clients, partenaires, sous-traitants n’ont pas de compte dans votre annuaire : ils gardent un autre mode de connexion.

Pour une application existante, le coût dépend de la façon dont la connexion a été codée. Je le chiffre après un audit (audit express à 589€HT), car une authentification mal structurée peut demander une reprise plus large que le seul bouton « Se connecter avec Microsoft ».

Les points à cadrer avec votre service informatique

Le SSO touche à la sécurité de l’entreprise : votre DSI ou votre prestataire informatique doit être associé dès le départ. Voici ce que je fais valider au cadrage :

  • qui enregistre l’application dans Entra ID ou dans la console Google et qui en garde la maîtrise ;
  • quels comptes sont autorisés : tout le domaine, ou seulement certains groupes ;
  • quelles informations sont transmises : nom, e-mail, groupes. Le minimum nécessaire, conformément au principe de minimisation du RGPD ;
  • la correspondance entre groupes et rôles dans l’application ;
  • ce qui se passe au départ d’un salarié : désactivation immédiate, conservation de son historique.

La gestion fine des droits est détaillée dans la page sur les droits d’accès par rôle et la sécurisation des comptes dans celle sur la double authentification.

Quand le SSO n’est pas utile

Je ne le recommande pas systématiquement. Il apporte peu quand :

  • l’application sert surtout à des clients ou partenaires externes, qui n’ont pas de compte dans votre annuaire ;
  • l’entreprise n’utilise ni Microsoft 365 ni Google Workspace de façon centralisée ;
  • les utilisateurs sont peu nombreux et l’application n’est pas sensible : une connexion par e-mail avec double authentification suffit.

À l’inverse, dès que plus d’une vingtaine de salariés utilisent l’outil, ou que vos clients grands comptes exigent une politique d’accès stricte, le SSO devient un argument de sécurité et de confort qui se justifie largement.

Par où commencer

  1. Faites l’inventaire des comptes : qui doit se connecter, avec quel annuaire et quels profils sont externes.
  2. Associez votre service informatique à l’appel découverte de 30 minutes.
  3. Au cadrage, nous fixons les fournisseurs d’identité, la correspondance groupes et rôles et le devis ferme.
  4. Au développement, la connexion est testée sur un compte de test de votre annuaire avant l’ouverture à tous.

Pour un premier chiffrage de votre application, avec la brique comptes et rôles, l’estimateur donne une fourchette en une minute.

Questions fréquentes

Faut-il payer une licence Microsoft supplémentaire pour le SSO ?

Pas pour la connexion de base. Microsoft indique que l’offre Entra ID Free, incluse dans les abonnements Microsoft 365, permet le SSO vers les applications. Les licences Entra ID P1 ou P2 servent aux fonctions avancées, comme les règles d’accès conditionnel.

Que se passe-t-il quand un salarié quitte l’entreprise ?

Dès que son compte Microsoft ou Google est désactivé, il ne peut plus se connecter à l’application. C’est l’un des principaux intérêts du SSO : un seul endroit pour couper les accès, au lieu d’une liste d’outils à vérifier un par un.

Peut-on mélanger salariés en SSO et clients avec mot de passe ?

Oui, c’est un cas courant. Les salariés passent par Microsoft ou Google, les clients ou partenaires externes gardent une connexion par e-mail, avec mot de passe ou lien de connexion. Les deux modes cohabitent dans la même application, avec des rôles distincts.

Le SSO remplace-t-il la double authentification ?

Non, il la déplace. La double authentification est alors gérée par Microsoft ou Google, au niveau du compte de l’entreprise. Votre service informatique applique la même politique de sécurité à tous les outils connectés.

Vous hésitez pour votre projet ?

On en parle 30 minutes : je vous dis franchement quelle option je choisirais à votre place.

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