Sommaire
Moderniser une application Access ou FileMaker en application web coûte en général de 6 000 à 20 000€HT, reprise des données comprise, pour 1 à 3 mois de projet. L’intérêt : accès depuis tout appareil, droits par utilisateur, sauvegardes fiables et connexion à vos autres outils, sans perdre vos règles métier.
Beaucoup d’entreprises font tourner une partie de leur activité sur une base Access ou FileMaker construite il y a des années, souvent par un collaborateur passionné. Ces outils ont rendu d’immenses services. Mais quand l’entreprise grandit, ils montrent leurs limites : accès à distance compliqué, fichiers corrompus, une seule personne capable de les modifier. Voici comment les moderniser sans perdre ce qu’ils contiennent.
Les limites qui reviennent le plus souvent
Une base de ce type reste utile tant qu’elle sert une petite équipe, au bureau. Les difficultés apparaissent avec la croissance :
- l’accès hors du bureau : télétravail, commerciaux en déplacement, techniciens sur chantier ;
- la fiabilité : fichier partagé sur un serveur, accès simultanés, risques de corruption ;
- les droits d’accès : difficile de restreindre finement ce que voit chaque utilisateur ;
- la dépendance à une personne qui connaît la structure et les macros ;
- l’isolement : peu ou pas de connexion avec le site web, la comptabilité, un CRM ou un outil mobile ;
- les sauvegardes, parfois manuelles ou jamais testées.
Ce que coûte de rester sur FileMaker
FileMaker est édité par Claris, qui propose une version hébergée dans le cloud. Selon la page tarifs de Claris, relevée en octobre 2026, l’offre FileMaker Cloud « Starter » est affichée à 22 US$ par utilisateur et par mois (5 à 10 utilisateurs) et l’offre « Max » à 45 US$ par utilisateur et par mois (5 à 99 utilisateurs), toutes deux facturées à l’année. Claris propose aussi des licences pour l’auto-hébergement, sur une page distincte.
Ces montants sont à mettre en regard de vos besoins : si FileMaker vous convient et que vous voulez seulement le rendre accessible à distance, rester sur la plateforme peut être la solution la plus simple. Pour Access, le coût est surtout indirect : temps passé à maintenir la base, incidents et contournements faute de pouvoir l’ouvrir hors du réseau de l’entreprise.
Ce que change une application web
Le passage à une application web conserve le fond (vos données, vos règles) et change la forme :
| Point | Base Access ou FileMaker | Application web sur-mesure |
|---|---|---|
| Accès | Poste de travail ou réseau de l’entreprise, selon la configuration | Navigateur, sur ordinateur, tablette ou téléphone |
| Utilisateurs simultanés | Limité, risques de conflits | Pensé pour l’usage simultané |
| Droits | Souvent globaux | Rôles et permissions fins par utilisateur |
| Sauvegardes | Souvent manuelles | Automatiques, avec restauration testée |
| Connexions | Limitées | API vers comptabilité, CRM, site web, ERP |
| Maintenance | Dépend d’une personne | Code documenté, cédé à l’entreprise |
La base de données utilisée est PostgreSQL, un standard ouvert. Les règles de gestion des droits sont détaillées dans gérer les droits d’accès par rôle.
Budget et délais
Les fourchettes suivantes sont hors taxes et incluent la reprise des données. Elles s’appuient sur mon barème d’applications métier et les briques de l’estimateur.
| Base d’origine | Contenu type | Budget indicatif | Délai |
|---|---|---|---|
| Base simple | Quelques tables, formulaires, états imprimables | 6 000 à 10 000€HT | 1 à 2 mois |
| Base métier | Dizaines de tables, règles de calcul, plusieurs profils | 10 000 à 16 000€HT | 2 à 3 mois |
| Base au cœur de l’activité | Le précédent + documents PDF, tableau de bord, connexions | 16 000 à 20 000€HT | 2 à 3 mois |
Au-delà, par exemple si la base couvre plusieurs services et doit s’ouvrir à des clients, on se rapproche d’un ERP sur-mesure (15 000 à 50 000€HT). L’estimateur vous donne une première fourchette selon les fonctions cochées. La reprise des données est expliquée en détail dans reprendre ses données d’un ancien logiciel.
Quand garder Access ou FileMaker
Je ne recommande pas de moderniser par principe. Gardez votre outil actuel si :
- il sert une petite équipe, au même endroit, sans besoin d’accès à distance ;
- il est stable, sauvegardé et quelqu’un sait le maintenir ;
- il ne doit pas communiquer avec d’autres logiciels ;
- pour FileMaker, si la version cloud de Claris répond à votre besoin d’accès à distance à un coût acceptable.
Dans ces cas, sécurisez simplement les sauvegardes et documentez la structure. La modernisation pourra attendre le moment où un vrai besoin apparaîtra.
Comment se passe la modernisation
- Analyse de la base : tables, relations, requêtes, macros ou scripts, états imprimés. On repère les règles métier cachées.
- Cadrage (1 à 2 semaines) : périmètre de la première version, ce qu’on garde, ce qu’on simplifie, devis ferme.
- Maquettes cliquables inspirées des écrans actuels, testées par les utilisateurs.
- Développement par lots et reprise des données sur une copie, vérifiée avec vous.
- Bascule avec l’ancienne base en lecture seule pendant la transition, puis formation.
- Trois mois de support après la mise en ligne.
Le code source et les droits vous sont cédés après paiement complet. Si la base est en fait un ensemble de fichiers Excel liés, la page remplacer les fichiers Excel partagés par une application suit la même logique. Ma méthode complète est présentée sur la page applications métier.
Questions fréquentes
Va-t-on perdre nos données en quittant Access ou FileMaker ?
Non. Les tables, les enregistrements et les relations sont exportés puis importés dans une base PostgreSQL. La reprise est testée sur une copie avant la bascule et les écarts sont vérifiés avec vous. Les données nettoyées au passage sont souvent plus fiables qu’avant.
Les utilisateurs devront-ils tout réapprendre ?
Moins qu’on ne le croit. Je pars des écrans et des habitudes existantes pour concevoir les maquettes, que les utilisateurs testent avant le développement. Ce qui fonctionnait bien est conservé ; ce qui faisait perdre du temps est corrigé.
L’application pourra-t-elle fonctionner sur tablette et téléphone ?
Oui. L’application web s’adapte à tous les écrans et peut être installée sur mobile sous forme de PWA, avec notifications et consultation hors connexion si le besoin le justifie.
Peut-on garder la base actuelle pendant la transition ?
Oui. L’ancienne base reste en lecture le temps de la bascule, ce qui permet de comparer et de revenir en arrière si un problème apparaît. Elle est archivée une fois la nouvelle application validée.