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Alternatives

Compléter un logiciel existant sans le remplacer

Portail client, application terrain, tableau de bord : un module sur-mesure relié à votre ERP ou à votre logiciel métier coûte de 6 000 à 20 000€HT, sans toucher à ce qui fonctionne.

Par Damien Ladurelle · Mis à jour en · Lecture 6 min

Sommaire
  1. Le principe : un module satellite
  2. Les cas d’usage les plus fréquents
  3. La question clé : comment se connecter
  4. Budget et délais
  5. Quand compléter n’est pas la bonne solution
  6. Comment se passe le projet
En bref

Plutôt que de remplacer un logiciel qui fonctionne, on peut lui ajouter un module sur-mesure qui échange les données avec lui : portail client, application terrain, tableau de bord. Comptez de 6 000 à 20 000€HT selon le module et la difficulté de connexion, qui dépend surtout de l’API du logiciel existant.

Votre ERP ou votre logiciel métier fait bien son travail sur l’essentiel, mais il lui manque une pièce : un accès pour vos clients, une application pour vos équipes terrain, un tableau de bord lisible. Le remplacer entièrement serait long, coûteux et risqué. L’alternative la plus raisonnable est souvent de le compléter par un module sur-mesure qui dialogue avec lui.

Le principe : un module satellite

Le logiciel existant reste la référence pour ses données : clients, articles, commandes, factures. Le module sur-mesure s’y connecte, lit ce dont il a besoin et renvoie ce qu’il produit. Pour les utilisateurs, c’est un outil de plus, mais conçu exactement pour leur usage. Pour la direction, c’est un investissement limité, sans toucher à ce qui fonctionne.

Cette approche a trois avantages :

  • pas de migration lourde : les données restent où elles sont ;
  • un risque maîtrisé : si le module rencontre un problème, le logiciel principal continue de tourner ;
  • un budget ciblé : vous payez pour le besoin manquant, pas pour réécrire l’existant.

C’est aussi une façon de préparer l’avenir : si vous décidez un jour de remplacer le logiciel principal, le module reste en place et il suffit de le reconnecter au nouveau système.

Les cas d’usage les plus fréquents

Module À quoi il sert Données échangées
Portail client ou extranet Vos clients consultent commandes, factures, documents et passent commande Clients, commandes, factures, stock
Application terrain Vos techniciens ou commerciaux saisissent comptes rendus, photos, signatures, même hors ligne Clients, interventions, articles
Prise de commande Vos commerciaux passent commande chez le client, avec tarifs à jour Catalogue, tarifs, commandes
Tableau de bord La direction suit ses indicateurs sans exporter vers un tableur Ventes, marges, stocks, encours
Automatisation Une tâche répétitive (traitement des commandes reçues par e-mail, relances) est prise en charge Selon le processus

Le portail client est détaillé sur la page extranet et portail client.

La question clé : comment se connecter

La faisabilité et le coût dépendent d’abord du logiciel existant. Au cadrage, je vérifie :

  • l’existence d’une API, sa documentation, ses limites et son éventuel coût ;
  • les conditions de la licence : certains éditeurs encadrent ou facturent l’accès aux données ;
  • la fréquence d’échange nécessaire : temps réel, toutes les quelques minutes, ou une fois par jour ;
  • le sens des échanges : lecture seule, ou écriture dans le logiciel principal ;
  • la qualité des données existantes, qui conditionne la fiabilité du module.

Une règle s’applique dans tous les cas : chaque information a une seule source de vérité. Si les adresses clients sont gérées dans l’ERP, le portail les affiche mais ne permet pas de les modifier de son côté, ou bien il renvoie la modification à l’ERP. Fixer ces règles dès le départ évite le problème le plus courant des outils connectés : deux versions d’une même donnée qui divergent peu à peu.

Pour les logiciels courants, des pages dédiées détaillent les possibilités : connecter une application métier à Sage ou à Odoo, par exemple. Si c’est votre propre système qui doit s’ouvrir à des partenaires, voir créer une API pour ouvrir son système.

Budget et délais

Les fourchettes ci-dessous sont hors taxes. Elles reprennent mon barème d’applications métier, auquel s’ajoute la brique « connexion à d’autres outils » (2 000€HT dans l’estimateur) pour chaque logiciel à relier.

Module Budget indicatif Délai
Tableau de bord connecté à un logiciel 6 000 à 10 000€HT 1 à 2 mois
Application terrain avec mode hors ligne 8 000 à 16 000€HT 1 à 3 mois
Portail client avec commandes et documents 10 000 à 20 000€HT 2 à 3 mois

Le coût augmente si le logiciel n’a pas d’API et qu’il faut passer par des échanges de fichiers, ou si le module doit écrire dans plusieurs logiciels à la fois. Pour une première fourchette, utilisez l’estimateur.

Quand compléter n’est pas la bonne solution

Ajouter un module n’a de sens que si la base est saine. Je vous conseillerai plutôt de remplacer le logiciel si :

  • il n’est plus maintenu par son éditeur, ou tourne sur un système qui n’est plus mis à jour ;
  • ses données sont trop incohérentes pour alimenter un module fiable ;
  • vous empilez déjà plusieurs modules autour de lui pour compenser ses manques ;
  • l’éditeur interdit ou rend prohibitif l’accès aux données.

À l’inverse, si le besoin manquant est couvert par une extension officielle de votre logiciel à un coût raisonnable, prenez-la : elle sera maintenue par l’éditeur.

Comment se passe le projet

  1. Appel de 30 minutes pour identifier le besoin manquant et le logiciel concerné.
  2. Cadrage (1 à 2 semaines) : vérification technique de la connexion, périmètre du module, devis ferme.
  3. Maquettes cliquables testées par les futurs utilisateurs, clients ou équipes terrain.
  4. Développement par lots, en commençant par la connexion, testée sur des données réelles.
  5. Mise en ligne, formation, puis trois mois de support.

Le code du module vous appartient après paiement complet. Ma méthode générale est présentée sur la page applications métier.

Questions fréquentes

Que faire si notre logiciel n’a pas d’API ?

Il existe d’autres voies : exports et imports de fichiers planifiés, lecture directe de la base de données quand l’éditeur l’autorise, ou connecteurs proposés par des partenaires. Elles sont moins confortables qu’une API et se vérifient au cadrage, avant tout engagement.

L’éditeur de notre logiciel peut-il s’y opposer ?

Certaines licences encadrent l’accès à la base de données ou à l’API, voire le facturent. Je vous recommande de vérifier vos conditions contractuelles et, si besoin, d’interroger l’éditeur avant le développement. C’est un point que je relève systématiquement au cadrage.

Le module fonctionnera-t-il si le logiciel principal est mis à jour ?

Oui, si la connexion passe par une API documentée et stable, qui est conçue pour cela. Une connexion directe à la base de données est plus fragile face aux mises à jour. La maintenance du module inclut l’adaptation aux évolutions de l’API.

Où sont stockées les données du module ?

Le logiciel principal reste la référence pour ses propres données. Le module stocke uniquement ce qui lui est propre (comptes du portail, photos, comptes rendus) dans sa base, hébergée en France ou dans l’Union européenne selon votre choix.

Vous hésitez pour votre projet ?

On en parle 30 minutes : je vous dis franchement quelle option je choisirais à votre place.

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